Élagage à Blagnac : le bâti, les sols et les essences
Blagnac rassemble 27 604 habitants à 6,3 km du centre de Toulouse, sur la rive gauche de la Garonne. La commune porte l'aéroport Toulouse-Blagnac et une partie des sites industriels aéronautiques, et cette particularité a une conséquence directe sur notre métier : les zones situées sous les trouées d'envol et d'atterrissage sont grevées de servitudes aéronautiques de dégagement, qui plafonnent la hauteur des obstacles, arbres compris.
Concrètement, nous intervenons régulièrement sur des sujets qui n'auraient jamais dû atteindre leur hauteur actuelle dans ces secteurs, et pour lesquels un étêtage brutal a parfois déjà été pratiqué par un prestataire précédent. Un arbre étêté repart en gourmands mal ancrés sur du bois mort : il redevient dangereux en cinq ans. Quand la hauteur doit absolument être limitée, nous privilégions une réduction progressive sur plusieurs passages, ou nous disons franchement que l'essence n'est pas la bonne à cet endroit.
La seconde moitié du travail se fait sur les graves de la Garonne, ces alluvions caillouteuses et très drainantes qui bordent le fleuve au Ritouret et vers le Patus. Les arbres y poussent vite et s'y enracinent bien, mais le sol sèche vite en été : les peupliers et les saules des berges souffrent des étés caniculaires et laissent du bois mort en quantité dans leur houppier, qu'il faut retirer avant qu'il ne tombe.
Les lotissements du Grand Noble et des Barradels, construits dans les années 1970 et 1980, forment le gros de notre clientèle de particuliers à Blagnac : jardins de 400 à 700 m², platanes et micocouliers plantés à l'époque, haies de thuyas arrivées en fin de vie et qui se dégarnissent par le bas sans jamais repercer.
Où se concentrent nos chantiers à Blagnac
Nous nous déplaçons partout sur le territoire communal, et régulièrement vers Grand Noble, Les Barradels, Ritouret, Le Patus. Commune de l'aéroport et de la Garonne, Blagnac cumule deux contraintes rares : les servitudes de dégagement aérien et les sujets de bord de fleuve. Côté demandes, ce sont surtout les hauteurs à contenir dans les secteurs grevés de servitudes et sur le bois mort des arbres de berge.
Ce qui alourdit un chiffrage à Blagnac
À Blagnac, les graves caillouteuses de la Garonne rendent le dessouchage plus lent qu'ailleurs : les cailloux remontés par les racines abîment les dents de la rogneuse et imposent un dégagement manuel du collet.